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Un CV gagnant : évitez les erreurs qui tuent

Pour vous «vendre» efficacement, mieux vaut avoir un CV impéccable

Le meilleur profil pour se faire embaucher - Photo libre
Le meilleur profil pour se faire embaucher
Cela semble évident, et pourtant les curriculum vitae envoyés par les candidats sont loin d'être tous correctement présentés, les erreurs restent nombreuses.
Pour décrocher l’emploi de vos rêves, et sauf si c’est votre papa qui vous embauche, il faudra bien que vous fassiez votre CV pour l’envoyer aux employeurs potentiels. Si l’exercice est relativement classique et les règles du jeu sont connues, il n’en demeure pas moins que plusieurs erreurs sont fréquemment commises, surtout par de jeunes diplômés. Évitez-les, sinon votre CV se retrouvera systématiquement à la poubelle.

Savoir se vendre auprès du futur employeur

Pour commencer, souvenez-vous à quoi sert un curriculum vitae. Le CV n’est pas là «pour raconter votre vie», mais… pour vendre. Vendre votre parcours, et convaincre que vous êtes le bon candidat à contacter en vue d’un entretien. Beaucoup oublient ainsi que le CV est avant tout un produit marketing, c’est un peu votre publicité, dont l’unique but est de vous faire décrocher un entretien. Par conséquent, il ne faut surtout pas chercher à être «complet» : nul besoin de tout mettre sur le CV, de conter par le menu toutes vos expériences, tous les diplômes, tous vos hobbys. Ne mettez que l’essentiel, ce qui fera prendre la bonne décision à la personne qui recrute (ou, souvent, à la personne qui trie les CV reçus). Bref, un CV, c'est votre carte de visite, un produit purement publicitaire destiné à être présélectionné, et idéalement contacté et convoqué. Il ne faut surtout pas mentir sur votre CV, mais il ne faut pas non plus tout mettre ou mettre des choses pouvant être mal interprétées par des recruteurs qui lisent trop vite. Pour résumer, un CV doit être «sexy», il doit donner envie de vous rencontrer, et pour cela, une seule voie de salut : le rendre différent des autres.

Sélectionner les bonnes informations

Seules doivent figurer les informations qui sont pertinentes pour un poste donné. Ainsi, on n’a jamais un seul CV, mais on adapte 2–3 différents modèles de base à l’offre précise à laquelle on postule (ou au poste que l’on vise, s’il s’agit d’une candidature spontanée). Le CV répond ainsi à l’offre, avec par conséquent des modifications en fonction de ce qu’il faut faire ressortir. Par exemple plusieurs jeunes diplômés, angoissés sans doute par un CV encore trop court, cherchent à mettre trop de choses, et on rencontre parfois des CV de jeunes gens de 25 ans qui dépassent allègrement 1–1,5 pages, à force de mettre tous les petits stages de 2–3 mois et autres petits jobs d’été. C’est une erreur ; mieux vaut ne mettre que 2–3 expériences, mais qui sont logiques par rapport au poste visé ; aussi certaines des expériences peuvent paraître dévalorisantes par rapport au poste visé, alors pourquoi les mettre ?

Une page maximum

D’une manière générale, un CV ne doit jamais dépasser une page tant qu’on n’a pas franchi l’âge de 30 ans, et en aucun cas il ne peut dépasser 1,5–2 pages (sauf à la limite dans le monde universitaire et la recherche, où la liste des publications peut occuper éventuellement plusieurs pages). Un parcours, s’il est logique et stable, doit pouvoir se résumer en 1,5 pages quoi qu’il arrive, quitte à ne pas viser l’inutile exhaustivité. Toute autre attitude est contreproductive (un CV se lit souvent en 30–45 secondes par un employeur, la première fois, alors ne risquez pas que ce soit aussi la dernière !) et même prétentieuse. Les principaux atouts de votre CV doivent être visibles au premier coup d’œil : les principales écoles que vous avez faites, les expériences les plus probantes et significatives.

Du gras, mais pas trop

Ne mettez pas de liste de qualités sur votre CV comme on voit parfois. Un CV ne doit comprendre que des FAITS, laissez les jugements de valeur et vos «arguments de vente» à la lettre de motivation. Aussi, évitez des phrases : un CV de qualité se reconnaît à son caractère direct, concis, clair, limpide. La mise en page doit également vous aider à rendre le CV très lisible et aéré, ce qui passe par l’emploi d’une police de caractères classique voire austère, par une grande sobriété de présentation (vous ne pouvez vous permettre la couleur et les effets graphiques en tout genre, sauf dans le secteur publicitaire ou le design). De même, n’abusez pas des gras, des italiques, des soulignés… Réservez une police plus grande et en gras pour les intitulés des rubriques («Expérience professionnelle», «Formation», «Langues», «Compétences informatiques» et «Divers») et utilisez de même le gras ou l’italique pour les noms des sociétés où vous avez travaillé. Utilisez éventuellement aussi les caractères gras pour faire ressortir un diplôme de prestige, une compétence rare, une langue parlée à la perfection.

L’ordre des rubriques

Pour ce qui est de l’ordre des rubriques, il y a bien sûr plusieurs écoles ; d’une manière générale, il faut commencer par le plus important. Tant qu’on a moins de 30 ans et/ou moins de 2–3 postes occupés à son actif, mieux vaut commencer par la formation. Mais par la suite, c’est votre parcours qui primera et les diplômes obtenus auront de moins en moins l’importance : alors vous commencerez le CV par l’expérience professionnelle. D’ailleurs on observe aujourd’hui une tendance à ne même plus mettre à partir d’un certain âge de rubrique «Formation», en mettant seulement les noms des écoles ou des diplômes en haut, à côté du nom. En effet, à 45 ans mettre juste «X-Mines» avec l’année où le diplôme a été obtenu est autrement plus efficace que d’obliger l’employeur à chercher cette information à la page 2 du CV. C’est toujours la concentration du message publicitaire : ne mettre que l’essentiel et le plus vendeur !